Les ondes électromagnétiques ont déjà fait couler beaucoup d’encre et suscité de nombreuses études scientifiques.
Même s’il s’agit d’un domaine où planent encore des incertitudes scientifiques, la plupart des travaux concluent en soulignant la nécessité de respecter le principe de précaution maximal et ce, sans plus attendre ! Le temps est donc à l’action !
Convaincue de la nécessité de prendre des mesures de prévention dans ce domaine en pleine évolution, la Région Bruxelloise s’est dotée d’une Ordonnance environnementale imposant que la norme de 3 volts/mètre ne soit plus dépassée sur son territoire. Cette Ordonnance entrera en vigueur en mars 2009.
Le Fédéral a adopté de son côté une norme beaucoup plus laxiste : 20 volts/ mètre.
Si l’Etat Fédéral refuse de prendre ses responsabilités par rapport au principe élémentaire de précaution, Evelyne Huytebroeck, la Ministre bruxelloise de l’Environnement, demande que le travail mené à Bruxelles - où sont implantées près de 9000 antennes - ne soit pas entravé : « Le Gouvernement Fédéral et le département de la Santé en particulier contestent la compétence de la Région bruxelloise en la matière dans le cadre du recours en annulation de l’Ordonnance GSM qu’il a introduit auprès de la Cour constitutionnelle en août dernier. Ce faisant, cette situation nous empêche de progresser dans la mise en application concrète de cette nouvelle Ordonnance.
En ce qui me concerne, quand on sait les risques que peut faire courir une exposition prolongée à des ondes électromagnétiques trop élevées, j’estime ces blocages irresponsables ! Il faut en effet savoir qu’entre 2001 et 2006, des études réalisées par Bruxelles Environnement ont démontré une augmentation du niveau des champs électromagnétiques dans la Région d’un facteur 6 pour le GSM ».
Ce blocage de l’Instance Fédérale est d’autant plus préoccupant que la Ministre Evelyne Huytebroeck a également demandé à plusieurs reprises d’intégrer cette question au sein du Printemps de l’Environnement, sans beaucoup de succès jusqu’à présent. Pour la Ministre bruxelloise de l’Environnement : « Il est donc grand temps de laisser Bruxelles avancer dans cette matière et lui permettre d’appliquer le principe élémentaire de précaution afin de préserver la santé de tous les Bruxellois ! ».