Description de l'animation de ce site Aller au menu Aller aux thèmes Aller au texte
21 janvier 2010

La maison d’accueil "Enfant haïtien, mon frère" sera reconstruite

Le terrible séisme qui a frappé le 12 janvier dernier la ville de Port-au-Prince et les images de dévastation ne laissent personne indifférent. La nouvelle secousse survenue ce 20 janvier a encore aggravé la situation.

Evelyne Huytebroeck, la Ministre de l’Aide à la Jeunesse, tient à rappeler qu’elle adhère aux recommandations des principales organisations internationales quant à l’aide devant être fournie aux enfants en cas de catastrophe naturelle.

Ces règles prévoient notamment qu’avant de penser à l’adoption internationale, il faut tout mettre en œuvre pour retrouver les familles des enfants qui en ont été séparés. L’expérience a démontré qu’après une catastrophe naturelle plusieurs mois sont nécessaires aux services sociaux et aux autorités compétentes locales pour clarifier la situation de chaque enfant, et que la plupart de ces enfants retrouvent leurs parents ou sont pris en charge par d’autres membres de leur famille.

Il est important de rappeler que toute adoption doit être encadrée par un organisme d’adoption agréé par la Communauté Française et ne peut en aucun cas passer par une filière libre. Il faut donc prendre contact avec la Direction de l’Adoption de la Communauté française (l’Autorité centrale communautaire - ACC). Toutes les informations sont disponibles sur le site officiel www.adoptions.be

A l’exception des demandes actuellement encadrées par les organismes agréés autorisés à collaborer avec Haïti, aucune nouvelle demande d’adoption d’un enfant haïtien ne pourra donc être prise en considération.

L’adoption d’enfants haitiens

Depuis 2001, 53 adoptions d’enfants haïtiens ont abouti en Communauté Française. Et depuis le 12 janvier dernier, une cinquantaine de demandes d’adoption par téléphone et par mail sont parvenues à la Direction de l’Adoption de la Communauté Française (ACC) et au cabinet de la Ministre de l’Aide à la Jeunesse.

Les enfants haïtiens dont la procédure d’adoption a été accélérée

Rose Berline (5 ans) est bien arrivée cette nuit à 2h30 à l’aéroport de Melsbroeck. Les 10 autres enfants dépendant de la Communauté Française (3 enfants dépendent, quant à eux, de la Communauté Flamande) devraient arriver en Belgique début de la semaine prochaine. L’intention est de les faire rentrer tous ensemble par le même vol.

Concernant ces 11 enfants dépendant de la Communauté française, il s’agit d’enfants dont la procédure d’adoption était quasiment aboutie puisqu’il était prévu que ces enfants arrivent en Belgique après le congé de Pâques. Ces enfants sont âgés de 12 mois à 8 ans (avec une fratrie d’un frère de 8 ans et d’une sœur de 6 ans). Les procédures d’adoption pour ces 11 enfants ont débuté en 2007, soit 3 ans de procédure.

Il ne s’agit pas tous d’orphelins mais aussi d’enfants retrouvés en rue et dont on n’a pas retrouvé de famille, d’enfants abandonnés ou que les parents ne savent plus assumer pour diverses raisons,… Mais dans tous les cas, ce sont des enfants que les autorités haïtiennes ont reconnu comme enfants "adoptables".

En collaboration avec ses collègues communautaires et fédéraux, la Direction de l’Adoption de la Communauté Française et le centre de crise fédéral, Evelyne Huytebroeck a donc veillé à accélérer la procédure d’adoption pour que ces enfants arrivent le plus tôt possible en Belgique.

Cette nuit, Rose Berline a donc rejoint ses parents adoptifs en Belgique. Quant aux 10 autres enfants dépendant de la Communauté française, il s’agit tous d’enfants recueillis par l’institution "Enfant haïtien, mon frère" sous la responsabilité de sa directrice Madame Rolande Lafontant. Ces dernières années, le Service Adoption de la Communauté Française a rencontré Madame Lafontant plusieurs fois sur place.

JPEG - 17.9 ko
Groupe d’enfants de la maison d’accueil "Enfant haitien, mon frère" à Port-Au-Prince. Crédit photo : www.ehmf.org

"Enfant haitien, mon frère" est une maison d’accueil, située à Port-Au-Prince, qui héberge 60 enfants : des petits de la naissance à l’âge de 5 ans mais aussi des adolescents et des jeunes adultes qui n’ont pas pu être adopté pour différentes raisons (âge, situation familiale confuse, etc.).

"Enfant haitien, mon frère" travaille depuis plus de 20 ans avec "Sourires d’enfants", un des 9 organismes d’adoption agréés et financés par la Ministre de l’Aide à la Jeunesse. "Sourires d’enfants" est également reconnu comme ONG.

La Direction de l’Adoption de la Communauté Française nous a confirmé que le Consul de Belgique s’est rendu sur place hier à la maison d’accueil "Enfant haïtien, mon frère" pour se rendre compte de l’état de santé des enfants. Selon nos informations, les enfants ne sont pas blessés. Les enfants qui ont besoin de soins sont examinés par le centre médical belge sur place.

Situation et avenir de l’institution "Enfant haitien, mon frère"

Les bâtiments de la maison d’accueil "Enfant haitien, mon frère" sont considérablement endommagés mais les 60 enfants qui y étaient logés ont pu réintégrer une partie des locaux.

Dans le cadre de l’aide globale à Haïti décidée par la Communauté Française et la Région wallonne, Evelyne Huytebroeck va débloquer d’urgence une somme de 100.000 euros pour "Enfant haïtien, mon frère" afin de construire de nouveaux bâtiments permettant de reloger rapidement les 60 enfants et jeunes de cette maison d’accueil.

Il ne s’agit en aucun cas que la Communauté française se substitue à l’aide internationale d’urgence qui couvre déjà les besoins de base sur place. Le service adoption de la Communauté Française travaille en étroite collaboration avec le centre de crise fédéral.

© E.Huytebroeck 2009 || contenu géré avec SPIP | graphisme Quentin Dal | animation L'Enclume | un site Vivao